Celia Gregory utilise son art afin de changer de récit : créer de la joie et de la curiosité pour ses projets de régénération des écosystèmes marins plutôt que de la peur pour les espèces mencées.

Un des plus gros obstacles auquel se confrontent les projets de régénérations des écosystèmes et celui de la participation. Il faut certes des leaders inspirés pour mener le changement, lettre en place et gérer des projets ambitieux, mais il faut surtout des surtout savoir mettre de son côté la population locale et internationale! Dépasser l’incrédulité, le déni et la peur pour ancrer notre action dans des valeurs de vitalités, de désir et d’espoir.

Landart sous-marin

C’est ce que se fait Célia Gregory, fondatrice de The Marine Foundation avec ses superbes sculptures sous-marines. En implicant des artisans locaux dans leur constructions, elle crée une base d’engagement et une identification à l’effort de régénération. Pour les enfants, les touristes et les plongeurs c’est aussi un éléments original d’éducation à la sauvegarde des coraux.

En quelques années les fonds marin se sont ainsi peuplés de sirènes et de déesses des mers vivantes. Parce que l’objectif est double, l’art vivant. Ces sculptures servent en effet d’habitats aux coraux que Célia et son équipe essaient de propager dans la région, afin de redonner vie à une mer endommagée par la surpèche notamment.

Conservation et Régénération

Bien entendu, l’effort de célia et ses équipes pour régénérer les écosystèmes marins ne s’arrête pas là: elle travaille aussi assidument pour l’éducation auprès des enfants, avec les pêcheurs afin de créer des zones préservées, et avec les autorités locales pour réguler les activités humaines et respecter les sanctuaires.

Grâce à ses sculptures, la région connait une hausse du tourisme pour la plongée, ce qui a créé une raison économique de préserver les fonds marins. L’originalité du projet a aussi attiré l’attention du public aux quatre coins du monde, et ainsi permis à The Marine Foundation de recevoir de nombreux dons pour continuer son travail de régénération.

L’art, l’écologie et la science

La beauté et l’originalité de ce projet ne s’arrête pas là! En plus de l’art et de l’écologie, c’est aussi la science qui s’en mêle! Grâce à une technique très simple (et peu couteuse en énergie) d’éléctrolyse sous-marine, les sculptures favorise la calcification des coraux et leur croissance. La Bio Rock Reef Restoration Technology permet en effet de faire grandir des coraux huit fois plus vite, et d’atteindre, en conditions similires, des taux de survie 70% plus élévés! Cet technologie mise au service de l’art et de la régénération écologique fait des merveilles!

Conclusion

Aux quatre coins du monde et des océans, des projets de restorations d’écosystèmes fleurissent. Avec des connaissances naturelles soutenues par la science et mises en avant par l’art, nous pouvons non seulement voir revenir à la vie des espaces menacés, mais aussi nous ancrer dans des nouveaux récits. Le travail réalisé par Célia Perséphone Greogory est absolument formidable, car il s’adresse à un des plus grands obstacles à la régénération planétaire. Ce qui nous empêche d’avancer, ce n’est pas la technologie ou les manques de connaissances, mais un rapport malsain aux récits dans lesquels nous nous ancrons. La Nature est digne d’émerveillement, et c’est avant tout à ce sentiment qu’il nous faut nous rappeler. Tant que nous serons dans des narratif de peur, nous resterons contractés et incapables de dégager l’amour nécessaire à soutenir l’effort de restoration des écosystèmes endommagés.